mardi 24 mai 2011

moi (corps)


mon rêve?
un plat puits étendu où tombe
la sommation

--au cri ---- gare!
quand tu appelles et---- pourquoi
--------ta voix -----par sa pesanteur

ongle échine paume----- moi corps
-------brisée

et je me réveille
(par quels aléas?)
la peau en écorce de citrique
les désirs préssurés

lundi 22 novembre 2010

Friendshit

got a

-------suden rotten apple

taste of


hey you ! lend me it!

if you please -------Friendship

and best


the act the final act of

fatigued pockets poking the tongue out

at


some display of unexpected unfeeling

for

me

a person ?


oh! much better

----- --an owner

which is almost a thing


and I - -the worst

possible keeper

the one who ran out


wiped of- - in

a cupboard of them

objects ?

no ------- Friends



mardi 13 juillet 2010

un assassin frappe à la porte

Qu'en en est-il, en effet, si l'on se tient à Kant, Heidegger et Sartre, dans la résolution d'une situation concrète où mon action est sollicitée et m'engage dans une responsabilité.


  1. Je propose la situation décrite par Benjamin Constant à laquelle répond Kant, en 1797, dans D'un prétendu droit de mentir par humanité.1


La situation est la suivante.

Un ami poursuivi par des assassins se réfugie chez moi. Les assassins, que je connais comme tels, frappent à ma porte, et me demandent si mon ami est dans la maison.

Dois-je leur répondre la vérité et devenir ainsi le moyen de sa probable mort.

Ou bien mentir, ayant jugé ne pas leur devoir la vérité à ses hommes.


On se rappelle tous aisément que dire la vérité est un impératif catégorique,

Mais on oublie la place donnée à la liberté chez Kant dans la raison pratique, où en effet la pratique est l'action de liberté, le Endzweck de l'homme.

Se décider pour le devoir est un choix que je peux fort bien refuser et opter pour la raison pragmatique, avec la finalité immédiate de sauver mon ami, un Letzerzweck parmi d'autres.

Mais quelque soit mon action, elle implique aussi un projet qui me transcende à savoir mon engagement, ou non, dans la possibilité d'un monde en général sans tort (pour ne pas dire plus juste).

Le fait de mentir individuellement, déprécie la valeur de vérité donnée à la parole, mon action détermine la véracité des paroles qui seront prononcés dans l'avenir. Parce que qu'adviendrait-il dans un monde où les paroles qui sont prononcées n'ont plus la significations des mots, et où il n'est plus possible de faire confiance aux autres? Ma responsabilité alors est énorme, car mon action (mentir ou non) m'implique moi personnellement, mais aussi les autres après moi.

Et quoique je mente par “humanité” pour sauver mon ami, en falsifiant mes propos, je projète aussi la possibilité d'un monde où les propos en général ne trouvent plus de crédit et, où tous les droits fondés sur des contrats deviennent caducs. Je cause à la fin un tort à l'humanité.

Le choix est donc là, entre agir selon la raison pratique ou la pragmatique.

Mais en entendant que l'exercice de liberté ne se trouve que dans l'action pratique.


  1. Pour poser la situation et y répondre en se tenant à Sartre, c'est peut-être plus pertinent de rédiger à la troisième personne (il).


Car c'est presque la même situation, mais elle n'est plus hypothétique, et pourrait être prise directement de l'expérience traumatique de plusieurs français sous le gouvernements de Vichy.

La grand-père de M. Dubois, M. Dubois, cache un résistant chez lui, au su d'un très bon ami, fonctionnaire administratif dans une Mairie. Cet ami apprend qu'il y une descente de la gestapo dans le quartier et prévient M. Dubois bourgeois par téléphone.

Il lui enjoint de dénoncer là toute suite le résistant par téléphone à lui, qui se chargera de le sortir de ce mauvais pas. M. Dubois ne croit d'abord pas, mais sa femme effrayée vient en ce moment lui dire que les hommes de la gestapo sont en bas.

Que fait M. Dubois?

D'abord existe-t-il?

C'est-à-dire dans l'action d'offrir refuge à ce membre de la résistance, a-t-il déjà définit cette action comme correspondante à l'image de l'homme qu'il estime qu'il doit être.

Ou bien non. Car, peut être bien qu'il a donné refuge à cet homme au nom de la valeur de la sympathie, mais le cache depuis, par facilité ou peur, pour ne pas se compromettre au cas où l'homme, une fois parti, serait pris et avouerait avoir été caché par lui.

Mais oui, M. Dubois existe. En offrant refuge il savait déjà qu'il choisissait la valeur de la solidarité, et qu'en la choisissant pour lui dans cette action spécifique, il engageait l'humanité entière.

Mais maintenant au nom de cette même solidarité. Que doit-il faire? Les morales générales, c'est entendu, ne sont pas de recettes qui puissent lui dire exactement ce qu'il doit faire dans ce cas particulier qui le touche.

Et d'un autre côté 'homme est déjà perdu, il sera pris, qu'il accepte de le dénoncer ou non à son ami fonctionnaire.

Est-ce que la solidarité ne l'enjoint justement pas de le dénoncer et se sauver lui. A quoi bon se perdre lui aussi?

Les 2 options sont claires: dénoncer ou non?

Ce que M Dubois décidera, n'est pas prescrit. Il existera par cette action, et l'ensemble de ses actions est un projet à valeur universelle.


  1. Pour Heidegger M. Dubois ek-siste du moment où dans le souci il accepte d'abord en quelque sorte de ne pas nommer sa situation.

Ni solidarité, ni dénonciation, toutes 2 valeurs métaphysiques, n'ont ici de place s'il veut se placer dans l'expérience extatique qui permette à l'Etre de se revendiquer et ce faisant le rendre lui homme à son essence.

«La pensée est supérieure à toute action et production», insiste Heidegger, «par l'insignifiance de son accomplir qui est sans résultat»2. L'Ek-sistence est au delà de la théorie et de la praxis3.

M. Dubois au comble du souci de sa situation, peut réaliser son essence d'homme, ek-sister, en exprimant la pensée de l'Etre par le langage, à travers l'Eclaircie (Lichtung) qui montre et cèle à la fois Ce qui est. Le langage sera alors original, des mots seront pensés4 et, si la gestapo le permet et M. Dubois persiste dans l'expérience extatique, ces mots pourront aussi être prononcés, et alors ils le seront comme s'ils l'étaient pour la première et dernière fois.

1«Dans “Des reactions politiques” parues dans le recueil “La France de l'an 1797”», cité par Kant dans “D'un prétendu droit de mentir par humanité”, Emmanuel Kant, Théorie et pratique. D'un prétendu droit de mentir par humanité. La fin de toutes choses, trad. Françoise Proust, Flammarion, 1994, p. 97.

2Martin Heidegger, Questions III et IV, trad. Jean Beaufret et al. “Lettre sur l'humanisme”,ed. Gallimard, 1966, p. 124.

3“La pensée qui pose la vérité de l'Etre, et par là même détermine le séjour essentiel de l'homme à partir de l'Etre et vers lui, n'est ni éthique ni onthologique…cette pensée n'est ni théorique ni pratique. Elle se produit avant cette distinction.” ibid., p. 119.

4«…il n'y a qu'un seul énoncé de ce que la pensée a à dire qui soit selon la nature même de ce qu'elle a à dire», ibid, p. 120.

dimanche 21 juin 2009

Skeptic Romeo's Ballad


We'll meet

………. ....... when no time

...................... .........comes

across..a date one day too short


and a kiss

what a kiss!

now

lo and behold

my bad luck

for -I ascertain- it really was about to happen

but. for that blank date

woe

what a love!

[we'll in no time]

hard

if we ever [ever] meet



don’t trust my words

don’t trust my mouth

only my eyes-behold



for they saw when love happened

in the past.

but for ..t[[knock for a loop]

that missing damned date

and a kiss

what a kiss!

[we will in no time]

both swallowed . like a


…… ……would you and I

lo and behold!

what a luck

we never met


dimanche 7 juin 2009


Qu’y a-t-il de similaire entre une rage de dents et un rendez-vous ?
Quels sont les points en commun entre un écran et une fenêtre ?
Trois amis se réunissent pour faire un film, est-ce du cinéma ou la réalité?
Le film : L’image
Une fille attend son copain devant un bar fermé dans un quartier mort, un dimanche après-midi. Et dans l’attente elle tape du pied avec ses chaussures vert pomme, se demandant s’il existe une tête ni résignée ni stupide pour ce genre d'occasions.
En face une affiche spectaculaire de parfums semble se moquer d’elle. Son copain n’arrive pas, le temps s’écoule indéfini dans une ambiance d’automne qui croupit. Le plus opportun lorsqu’on poireaute c’est de ne pas y penser, aussi elle essaie quoiqu’elle tourne la tête aux pas éteints des promeneurs éteints. L’air suinte l’humidité. Les 15 ou 30 minutes de tolérance sont-ils passés ? Probablement. Alors elle reprend sa marche, une colombe voltige alléchée autour de l’affiche : parfum pour pigeons, parfum pour femmes « faites-vous belle au significatif prix de 50 euros ».
Lorsqu’on poireaute le mieux c’est de ne pas y penser. Le sentiment, en effet, suit un mécanisme d’inventaire de l’offense imméritée qui ferait crouler le ciel déjà trop enclin à la pluie. Une première goutte s’écrase inaperçue et obèse, la fille accélère, il ne lui manquait plus que ça, ça et un chien lui pissant. Un rez-de-chaussée s’offre tout-à-coup à sa vue, c’est presqu’un écran sur lequel elle joue le pire rôle, puisque son copain est là dans les bras d’une autre.
Y a-t-il une tête ni résignée ni stupide pour ces occasions ?

Le film : la voix
Quoi de plus banal qu’une visite au dentiste ? Et cependant quand celui-ci dans sa blouse blanche, ausculte la dent cariée, la patiente saute hors du siège, avant d’ajouter:
- Désolée, ça fait mal.
Le spécialiste la considère comme ayant un problème de mentalité, bref elle ne semble guère assimiler qu’un dentiste c’est un ami un peu cher qu’on devrait visiter plus souvent et non in extremis pour la seule certification de la mort d’une dent :
- Encore une ! -fait-il en professionnel.
La patiente lui répond avec une grimace, elle a mal partout, y compris dans sa bourse raclée. En vérité, à ce moment précis, elle ne sait pas à quoi comparer sa situation (couronne ou extraction ?), elle fait des calculs et prend son temps, mais le dentiste pour qui chaque minute conte:
- Voyons, il s’agit d’une dent pas d’un copain…

La réalité derrière la vitre
Au quatrième mois de douze weekends, avec leurs samedis et dimanches de travail, les trois réalisateurs dînent et bavardent à peine, la fatigue les a visiblement cramés, et c’est une vraie chance que le court métrage soit fini.

La fenêtre s’ouvre sur un dernier étage parmi des toitures inégales avec leurs caractéristiques cheminées tubulaires. En nous plaçant au dehors, suspendus sur le vide à l’hauteur de cette chambre de bonne, la preuve de réalité, l’interaction avec l’intérieur n’est pas possible. Nous voulons croire qu’ils diffèrent de la surface bidimensionnelle de la vitre qui les renferme, mais le jurer reste imprudent. La seule façon de confirmer la réalité de ce texte c’est l’existence du film, regarder le film.

RaGe de denTs
Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.